ÉCOLO souhaitait avoir des précisions sur les mesures prises dans les écoles de notre entité suite à l’attentat de Liège.
Suite à nos questions écrites, vous nous dites que les directions doivent s’assurer de la fermeture des portes ou des barrières des établissements scolaires. Toutefois, cette mesure est limitée puisqu’il faut pouvoir laisser l’accès aux parents d’élèves durant les heures prévues mais également l’accès aux différents maîtres de cours spéciaux, logopèdes, ouvriers communaux, ASBL, … Dès lors, sur le terrain, il est difficile pour les responsables de certains établissements (souvent les plus grands) de maintenir les portes fermées avec des horaires fixes.
Nous sommes évidemment inquiets de votre réponse, nous avons pu vérifier à plusieurs reprises que les barrières étaient malheureusement trop souvent ouvertes. Il n’est pas question de mettre en cause le personnel enseignant mais nous pensons que des modifications techniques peuvent faire l’objet d’une réflexion comme la fermeture des barrières et ouverture électrique en dehors des heures, un parlophone pour se signaler.
Bref, des modifications à faibles coûts financiers mais qui peuvent rassurer les parents. Le risque zéro n’existe pas, nous sommes convaincus qu’il faut mettre en place des systèmes de protection minimum. Nous vous invitons à le faire dans les prochains mois.
Réponse de Mme l’Echevine A. CROMMELYNCK
Plusieurs mesures sont mises en place afin d’assurer la sécurité au sein des écoles.
Tout d’abord, les directions doivent s’assurer de la fermeture des portes ou des barrières des établissements scolaires. Toutefois, cette mesure est limitée puisqu’il faut pouvoir laisser l’accès aux parents d’élèves durant les heures prévues mais également l’accès aux différents maîtres de cours spéciaux, logopèdes, ouvriers communaux, ASBL, … Dès lors, sur le terrain, il est difficile pour les responsables de certains établissements (souvent les plus grands) de maintenir les portes fermées avec des horaires fixes.
Pour chaque école, un plan interne d’urgence a été réalisé. Celui-ci comporte les procédures à déclencher pour chaque type d’incident et, notamment, la « procédure relative aux comportements menaçants (AMOK) ».
Le Règlement d’Ordre Intérieur des écoles communales comprend également en son chapitre X. B. « Sanctions applicables à toute personne entravant le bon déroulement de l’école » des mesures préventives afin d’interdire l’accès aux établissements scolaires aux individus menaçants ou violents.
Même si le risque zéro n’existe malheureusement pas, soyez assuré, Monsieur le Conseiller communal, que tout est mis en œuvre afin d’assurer la sécurité au sein des écoles.
En ce qui concerne une réflexion sur des systèmes techniques à mettre en place pour assurer la fermeture des barrières, on peut indiquer que l’école G. Simenon a été une école pilote en la matière avec l’installation d’un système de barrières électriques et de parlophone. Mais d’après les différentes personnes concernées (direction, parents, membres du personnel, service Technique), ce test n’est pas concluant. Il comporte plusieurs inconvénients : pannes (actuellement encore en panne), réparations et entretiens coûteux, obligation pour une personne de répondre à chaque sonnerie et donc de se tenir près du parlophone.
Comme indiqué dans le courrier électronique transmis précédemment à Monsieur Falcone, si dans les petites implantations, les allées et venues des parents, des membres du personnel ou encore des intervenants externes peuvent plus facilement être gérées, à l’inverse, dans les plus grandes écoles, une personne pourrait être affectée à temps plein à l’ouverture des barrières.

Lors de la réunion de la dernière Commission paritaire locale (“Copaloc”) du 07 juin 2018, le point de la sécurité des écoles a également été soulevé. Il apparaît que s’agissant des comportements menaçants, il est impossible de répondre à toutes les éventuelles attaques. Par contre, il a été suggéré de rappeler le règlement d’ordre intérieur des écoles communales qui prévoit les horaires d’accès aux bâtiments scolaires et le fait que tout personne s’introduisant dans les locaux d’un établissement scolaire sans autorisation est passible de tomber sous l’application de l’article 439 du Code pénal.

CLIQUEZ ICI POUR CONSULTER LE PV DU CONSEIL COMMUNAL DU 19 JUIN 2018

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